Au- dessus des étangs, au dessus- des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole- toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Commentaires
1 Brahim Le mercredi, 11 juin 2014
Merci, Malie, pour ce choix judicieux, pour ce moment de rêve, proposé avec la complicité de l'immense Baudelaire !
maliedelay Le jeudi, 12 juin 2014
Ce poème est celui qui m'a fait aimer la Poésie. J'étais en primaire... !
Je n'avais pas tout compris à l'époque mais je lui trouvais déjà une si belle sonorité.
Je te comprends Brahim...
Les mots, la poésie et le rêve m'aident à voyager.
Il y a aussi des lieux où j'aime flâner et me ressourcer, comme ton site.
Avec toute mon Amitié
Malie
2 pierre jean baranger Le jeudi, 03 février 2011
Amitiés
Pierre Jean